Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en juin

Les nouveautés films et séries à voir sur Amazon Prime en juin

Parce qu’il n’y a pas que Netflix dans ce monde et que d’autres plateformes voient leur catalogue grandir chaque jour, chaque semaine et chaque mois, on a décidé de faire le point sur les nouveautés prévues sur Amazon Prime VideoChaque début de mois, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Amazon Prime Video dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer sur la plateforme de streaming en juin ?

Ça parle de quoi ? Toujours de ces saligauds de super-héros, qui profitent de leurs pouvoirs pour faire tout et n’importe quoi. Après une révélation majeure, Hughie retrouve Butcher et sa bande espérant se débarrasser pour de bon du Protecteur.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce qu’en termes de déconstruction du mythe super-héroïque, The Boys a ouvert une brèche dans laquelle d’autres se sont engouffrés depuis (à commencer par Invincible). Si d’aucuns reprochent à la série sa violence outrancière, elle ramène toujours au centre de l’équation la mortalité du corps surhumain et sa dangerosité. En tout cas, avec sa saison 3 qui débute sur une explosion de pénis par un Ant-Man cocaïné, The Boys continue de pousser les potards du mauvais goût comme un sale gosse fier de l’être.

Mais derrière cet aspect provocant, l’adaptation du comics a la bonne idée de toujours faire un pas de côté, et d’aborder sa satire avec plus de finesse qu’il n’y paraît. Certes, le fait que la multinationale Vought soit traitée comme le mal capitaliste ultime (Disney… ?) est parfois un peu grossier, mais on ne pourra pas enlever à The Boys sa manière de filmer des personnages coincés dans un système qu’ils cherchent à bouger de l’intérieur, parfois en vain. Les premiers épisodes ont notamment bien mis en avant Stella et sa quête de mise en valeur des femmes au sein de l’entreprise, malgré tous les revers qu’elle subit. Un retour très encourageant.

Ali

Sortie : 2002  – Durée : 2h38

 

Il n’a définitivement plus envie de rire

 

Ça parle de quoi ? Le biopic du champion poids lourd Muhammad Ali, de ces débuts en tant que Cassius Clay à son triomphe en sport et politique, incluant notamment sa décision controversée de ne pas aller se battre au Vietnam.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c’est peut-être l’un des meilleurs rôles de Will Smith et un des films les moins reconnus du toujours passionnant Michael Mann. Si vous êtes un curieux du cinéma de l’un ou de l’autre, vous trouverez en ce duo gagnant l’occasion d’une époustouflante soirée de cinéma. De la même façon, c’est un remarquable film sur la boxe, si vous êtes animé par le sport.

Biopic sur la vie et l’ascension de Muhammad Ali, le film se concentre sur une période précise de la vie du boxeur à travers une époque largement pourrie par la ségrégation raciale. Mise en scène brillante et bande originale exceptionnelle, il y a peu à retirer au film de Mann. Puissamment habité par un acteur principal bien meilleur que dans son autre biopic, La Méthode Williams, qui lui vaudra plus tard un oscar ; on frissonne pour Ali et on aime infiniment plus Will Smith pour ses coups de poing que pour sa claque.

Highlander

Sortie : 1986 – Durée : 1h56

 

Highlander : Photo Christophe Lambert, Clancy BrownIl n’en restera qu’un, mais on n’est pas dans Koh-Lanta

 

Ça parle de quoi ? Des mésaventures de Connor MacLeod, guerrier se découvrant un don d’immortalité. Il se rend compte qu’il fait partie d’une race rare d’humains intuables, excepté par décapitation. Il apprend également que l’un de ses collègues s’est lancé dans une quête sanglante : être le dernier immortel.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que l’amusante désuétude dans laquelle est tombée son esthétique (la faute de ses pires ersatz) ternit sa réputation, et que c’est injuste. Synonyme de ringardise pour les générations plus jeunes, Highlander est pourtant un divertissement de qualité, voire une jolie démonstration de mise en scène par moment. Tout cela grâce – en grande partie – à son metteur en scène Russell Mulcahy ex-clippeur qui a dédié sa vie à insérer de sublimes visions fantasmagoriques dans les plus crapoteuses des séries B.

Si Highlander n’atteint pas le degré de fascination de son chef-d’oeuvre Razorback, il comporte quelques scènes assez dingues, comme la rencontre avec le chevalier incarné par Sean Connery et le duel final sur les toits. Quant aux moins esthètes d’entre vous, ils se contenteront de la musique de Queen et de la performance de Christophe Lambert, comédien plus attachant à chaque visionnage et ici au sommet de son art.

Gangs of New York

Sortie : 2003 – Durée : 3h07 

 

Gangs of New York : Photo Leonardo DiCaprio

Encore des supporters sans billets 

 

Ça parle de quoi ? À la veille de la guerre de Sécession, New York se retrouve écartelée par la violence des gangs de natifs, prêts à tout pour repousser les “envahisseurs” venus d’Irlande. Un jeune homme va utiliser ces affrontements pour venger la mort de son père. 

Pourquoi il faut le regarder ? Souvent présenté comme un de ses films les plus mineurs, Gangs of New York mérite largement d’être réhabilité, et de figurer en bonne place dans la filmographie de Martin Scorsese. Tout d’abord parce qu’il explore un pan méconnu de l’histoire américaine, et constitue un des derniers blockbusters historiques à avoir pu bénéficier de la construction de décors gigantesques. Écrin phénoménal aux performances habitées de Leonardo DiCaprio, Cameron Diaz ainsi que Daniel Day-Lewis, le New York de la seconde moitié du XIXe siècle se déploie avec une cinégénie folle. 

Mais, en dépit de la lourdeur narrative de l’ensemble, du sentiment que le réalisateur est parfois contraint à des accélérations qui empêchent à son scénario de totalement nous embarquer, Scorsese fait preuve d’une inventivité plastique hors-norme. En témoigne l’introduction, qui prend la forme d’une rixe ultra-violente au cours duquel la caméra s’affole jusqu’à l’abstraction. Ce n’est qu’une des multiples séquences où l’énergie et la créativité sidérantes du projet s’imposent comme exceptionnelles. Et on pourrait en dire tout autant des personnages, mus par des enjeux et conflits d’une complexité et d’une humanité peu communes, culminant dans une dernière demi-heure affolante d’intensité. 

Into the Wild 

Sortie : 2007 – Durée : 2h28 

 

Into the Wild : Photo Emile HirschUn plan qui en a marqué plus d’un

 

Ça parle de quoi ? Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.

Pourquoi il faut le regarder ? Adaptation de Voyage au bout de la solitude de John Krakauer, Into the Wild, réalisé par Sean Penn, raconte une histoire vraie, celle de Christopher McCandless, un jeune aventurier américain qui a trouvé la mort en 1992, deux ans après avoir entrepris son grand voyage. Si l’idéaliste est interprété par Emile Hirsch, une certaine Kristen Stewart y trouve également un rôle.

Espèce de Fight Club après l’heure, Into the Wild est un film générationnel. C’est un voyage tout aussi dépaysant qu’initiatique, tout droit hérité des livres de Kerouac, que le jeune homme entreprend. Abandonnant tous ses biens matériels, Christopher part sur la route pour vivre la grande aventure et se retrouve confronté à l’immensité du paysage américain. Un film qui “fait réfléchir” comme disent certains, mais qui fait surtout voyager et qu’on ne peut que vous conseiller de découvrir.

Le Scaphandre et le Papillon

Sortie : 2007 – Durée : 1h52

 

Le scaphandre et le papillon : Photo Mathieu Amalric, Emmanuelle SeignerComment vivre après le drame ?

 

Ça parle de quoi ? Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le “locked-in syndrome”, il ne pouvait plus bouger, parler, ni même respirer sans assistance.

Pourquoi il faut le regarder ? Adapté du roman autobiographique du même nom écrit, ou plutôt dicté, par Jean-Dominique Baudry, Le scaphandre et le papillon est un film réalisé par Julian Schnabel (At Eternity’s Gate). Mathieu Amalric y interprète l’auteur du livre, ancien directeur en chef du magazine Elle qui, suite à un accident, s’est retrouvé complètement paralysé.

Sauf que ce n’est pas d’une paralysie banale dont il souffre, mais du syndrome d’enfermement. Cela signifie qu’il voit, comprend et entend tout, mais ne peut bouger que ses paupières. En plus de ce sujet déjà original, surtout qu’il retrace l’écriture de ce fameux livre pour lequel Baudry a dû trouver une stratégie (qu’on vous laissera découvrir) le film surprend dans sa forme. En effet, toute sa première partie est filmée à travers les yeux du paralysé. Surprenant et magnifiquement poignant, Le Scaphandre et le papillon est un film à découvrir absolument.

Basic Instinct

Sortie : 1992 – Durée : 2h10

 

Basic Instinct : photo, Sharon StoneUn interrogatoire mémorable

 

Ça parle de quoi ? Un pic à glace ensanglanté, un foulard de soie blanche accroché à la tête de lit, des draps défaits témoins d’une nuit torride, tels sont les indices dont dispose Nick Curran, un détective de San Francisco pour mener à bien son enquête. À mesure qu’il progresse dans ses recherches, Nick commence à soupçonner la séduisante Catherine Tramell…

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que c’est un traumatisme érotique dont vous avez besoin. Le cinéma de Paul Verhoeven a rarement été reçu à sa juste valeur au moment des sorties de chacun de ses films. Que ce soit Starship Troopers, Showgirls ou Robocop, ce n’est qu’après bien des années que ses films sont (parfois) saisis avec un plus juste regard. Que dire de Basic Instinct, alors ? C’est qu’il est un piège sensuel dans lequel chacun ressort confus, comme ayant été la victime d’un vilain tour. L’écran de fumée n’est pas si opaque pourtant, mais nos sens sont captivés.

Thriller imprévisible aux scènes désormais cultissimes, il est avant tout hanté par l’inoubliable personnage de Sharon Stone, campant la femme fatale moderne. Entre jeu de manipulation et ambiguïté des corps, un policier joué par Michael Douglas nous entraîne dans ses doutes, mais aussi ses attirances pour l’inquiétante suspecte sur laquelle il enquête. La violence se mêle à l’érotisme, déroutant le public qui, même des années après, ne s’en remet pas tout à fait. À voir et revoir.

Trilogie John Wick

Sortie : 2014-2019 – Durée : 1h41 / 2h02 / 2h11

 

John Wick : Parabellum : photo, Keanu ReevesQuand tu pries devant Amazon Prime en espérant qu’il n’y ait pas que la VF

 

Ça parle de quoi ? De ce pauvre Keanu Reeves, qui après avoir perdu sa femme, voit son chien se faire tuer par un fils de mafieux, et sa voiture de collection se faire voler. Il n’en fallait pas plus pour planter des crayons dans le crâne des gens.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que la saga John Wick a tout simplement amené une mutation profonde du cinéma d’action américain. Après plus d’une décennie de shaky cam indigente et de montage épileptique, les anciens cascadeurs Chad Stahelski et David Leitch ont profité de leur boîte 87Eleven pour que les chorégraphies excitent de nouveau.

Alors certes, les John Wick ont souvent le problème de peiner à construire un véritable crescendo émotionnel dans l’action, mais on ne peut pas enlever l’énergie communicative de ses réalisateurs. Car derrière son concept simpliste, les films (et en particulier ses deux suites) créent une réflexion post-moderne sur le genre en investissant un monde souterrain, pure matrice de criminels qu’on jurerait sortie d’un jeu vidéo. Ça tombe bien, Keanu Reeves est là pour se la jouer Doom Slayer dans des séquences souvent inventives et jouissives. Et si John Wick était finalement l’une des meilleures adaptations indirectes de jeu vidéo au cinéma ?

Un espion ordinaire – 13 juin

Sortie : 2021 – Durée : 1h52

 

Un espion ordinaire : photo, Benedict Cumberbatch, Merab NinidzeBFF en dépit de la Guerre froide

 

Ça parle de quoi ? 1960. Greville Wynne se retrouve plongé au cœur de la guerre froide. À la demande du MI-6 et de la CIA, il noue une alliance aussi secrète que périlleuse avec le colonel soviétique Oleg Penkovsky. Objectif : fournir les renseignements nécessaires aux Occidentaux pour éviter un affrontement nucléaire et désamorcer la crise des missiles de Cuba.

Pourquoi il faut le regarder ? Basé sur des faits réels, lesquels ont pris place au moment de la crise des missiles de Cuba début des années 1960, Un espion ordinaire fait le récit glaçant d’une plongée dans le bloc soviétique en pleine Guerre froide. Benedict Cumberbatch, systématiquement excellent, prête ses traits à l’homme d’affaires britannique Greville Wynne, recruté par le MI6 et la CIA en vue de prendre contact en URSS avec le colonel Oleg Penkovsky. C’est d’ailleurs l’interprète de ce dernier, le géorgien Merab Ninidze, qui se veut être la véritable révélation de ce second long-métrage du dramaturge Dominic Cooke.

Sous-tendu par une mise en scène à laquelle on pourrait reprocher un certain académisme trop convenu, le propos tenu par le scénario suffit amplement à conférer à ce film d’espionnage toute sa saveur. Ainsi, bien loin du glamour et du dynamisme des franchises telles que James Bond ou encore Mission Impossible, Un espion ordinaire focalise plutôt son attention sur l’amitié inattendue que développent Wynne et Penkovsky, sublimée par les performances émouvantes des deux comédiens principaux. On relèvera par ailleurs l’intensité du dernier acte, lequel se conclut par un final poignant.

Bientôt disponible

First Love – 17 juin

Durée : 1h36

 

 

Ça parle de quoi ? Jim, un lycéen de terminal vit les hauts et les bas d’une première relation amoureuse avec Ann. Au même moment, les parents de Jim doivent faire face aux retombées de la crise financière de 2008.

Pourquoi il faut le regarder ? Ça a la gueule d’une comédie romantique niaise, ça a le pitch d’une comédie romantique niaise, ça a le casting d’une comédie romantique niaise, ça ressemble à une comédie romantique niaise et c’est très probablement une comédie romantique niaise. Néanmoins, quelques menus détails lui accordent le bénéfice du doute.

Réalisé par A.J. Edwards, surtout connu pour avoir monté deux films de Terrence Malick (Knight of Cups et À la merveille), First Love est censé prendre comme décor la crise économique de 2008, du moins, c’est ce que promet le synopsis officiel d’Amazon (c’est moins évident dans la bande-annonce). Un contexte a priori représenté par les deux parents de notre héros, incarnés, excusez du peu, par Diane Kruger et Jeffrey Donovan (Burn Notice).

Et au pire, avec un peu de chance, des gens se tromperont et regarderont le très bon film du même nom de Takashi Miike. Pas la même ambiance.

Chloe – saison 1 – 24 juin

Sortie : 2022 – Durée : 6 épisodes de 60 minutes

 

 

Ça parle de quoi ? Becky mène une vie opposée à celle de Chloe. Elle suit sur les réseaux la vie de celle qui fut son amie, adolescente. Quand Chloe meurt brusquement, Becky endosse une nouvelle identité, Sasha, et se rapproche des amis de Chloe pour en apprendre davantage. Découvrant les diverses facettes de Chloe, elle s’enlise dans ses mensonges. Découvrira-t-elle la vérité avant qu’il ne soit trop tard ?

Pourquoi il faut la regarder ? Parce que si vous aimez le drame, les polars ou l’usurpation d’identité (qui sait ?), vous pourrez vous réjouir d’avoir un cocktail plutôt mouvementé du côté de Chloe. Mini-série misant sur l’ambiguïté des apparences et de la perception des personnages, ainsi que sur la montée en puissance de son format court, cela pourrait être la bonne surprise des amateurs du genre. 

Une jeune femme obsédée par une célébrité d’Instagram décide d’aller très loin pour enquêter sur la mort de cette dernière ; la paranoïa se substitue-t-elle alors à l’adoration de l’idole déchue. Cette investigation dans le prisme des réseaux sociaux est condensée en seulement six épisodes. Une intrigue entre enquête et délire psychologique, brève, originale et que vous pourrez apprécier si vous êtes en manque de thriller pour la saison.

Sans Limites – saison 1 – 24 juin

Durée : 6 épisodes

 

 

Ça parle de quoi ? XVIe siècle. Le voyage épique de Juan Sebastián Elcano et Ferdinand Magellan autour du monde après leur départ d’Espagne.

Pourquoi il faut la regarder ? Ça sort un peu de nulle part, mais c’est clairement l’une des nouvelles séries les plus excitantes qu’Amazon nous propose depuis quelque temps. En 6 épisodes, Sans limites ambitionne ni plus ni moins que de raconter l’expédition de Juan Elcano et Ferdinand Magellan 500 ans auparavant. Un postulat qui promet un récit d’aventures assez exaltant et un vrai souffle épique. C’est en tout cas ce que vend la bande-annonce.

Cerise sur ce beau gâteau : tous les épisodes sont mis en scène par Simon West, ex-roi de l’action décérébré à l’américaine, responsable de l’une des performances les plus délirantes de Nicolas Cage (Les Ailes de l’enfer), de divers véhicules Stathamesque (Le Flingueur, Joker), du second Expendables et d’une adaptation moisie de Tomb Raider. Autant dire que cette mini-série ne risque pas de briller par sa subtilité, et tant mieux.

Mais aussi…

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